La styliste parisienne Laurence Barataud
expose ses gilets à la première édition du Portail ouvert du Moulin lyrique

« Lors d’une balade aux Puces de Saint Ouen, j’ai trouvé, dans une vieille malle, un gilet plastron venu directement du 19ème siècle. Je l’ai bien sûr acheté et curieuse, je l’ai alors retourné pour en visiter la construction intérieure… Une étrange impression de remonter le fil du temps m’a alors envahie… ».

C'est avec ces mots que Laurence Barataud raconte les débuts de sa carrière de styliste, entièrement dédiée au gilets, un vêtement dont le parcours unique à travers les siècles résonne et l’invite à lui consacrer son temps et ses idées, « à la recherche de nouvelles associations de formes et de tissus… à l’infini », comme elle dit.

Ses gilets sont inspirés d’un siècle où ils étaient incontournables à tous les niveaux de la société. Aujourd’hui, au travers d’un regard audacieux et indépendant, ils sont les ambassadeurs de cet héritage.

Appuyant ses bases sur ce prestigieux patrimoine, la créatrice s’en dégage, pour revisiter ces coupes. Elle ne s’éloigne pas de son fil conducteur qui est la matière de belle qualité, utilisant l’armure à sa guise pour en déchirer le fil de trame.

 

Forte d’un parcours de modélisme long et consciencieux dans des grandes maisons de couture parisiennes, son envie de détourner les acquis la pousse à l’innovation. Elle fait fabriquer de petites séries dans des ateliers parisiens où le mot d’ordre est la qualité du montage ainsi que des finitions.

Les gilets de Laurence Barataud peuvent aussi être admirés à distance, sur son site.

Dimanche 13 juillet, au programme du Portail ouvert du Moulin lyrique 2025, Laurence Barataud présente ces derniers modèles, dans un défilé au titre emprunté à André Breton : « De son gilet aux vibrations déterminées jusqu'à la racine de ses moustaches le soleil achevait de décharger ses rondins », histoire de faire un clin d'oeil à la poésie. Le défilé est accompagné la guitare brésilienne de Régis Meyran, diversité culturelle oblige.