Bienvenue à la Maison lyrique d’Aco Šopov [prononcer : Atso Chopov], l’un des fondateurs de la poésie macédonienne contemporaine, qui compte parmi les poètes les plus éminents de l’Europe du Sud-Est du 20e siècle.

Ce site est conçu comme un musée virtuel et dynamique. Découvrez ici son architecture. Il abrite la mémoire du poète, né à Štip en 1923 et mort à Skopje en 1982, et offre un panorama en mots et en images de sa vie et de son œuvre. Il est le fruit d’une complicité poétique, née lors de la publication, en 2012, du recueil de ses poèmes Soleil noir / Schwarze Sonne, entre Roland Kayser et Jasmina Šopova, respectivement directeur des Editions PHI, Luxembourg, et traductrice et fille du poète.

Les archives publiées dans ce site proviennent pour la plupart des fonds de Svetlana Šopova et de Vladimir Šopov (1948-2000), respectivement veuve et fils du poète. Elles alimentent essentiellement la Photothèque de la Maison lyrique ainsi que son Cabinet de lecture qui abrite par ailleurs des manuscrits du « Fonds Aco Šopov » qui se trouve aux Archives de l’Académie macédonienne des sciences et des arts (MANU). Nous remercions l’Académie, dont Aco Šopov a été l’un des membres fondateurs en 1967, de nous avoir aimablement autorisés à les numériser et à les publier.

Nous remercions également la Radio-Télévision macédonienne d’avoir numérisé, pour les besoins de ce site, un grand nombre d’émissions consacrées à Aco Šopov, dont des extraits sont accessibles dans la Vidéothèque de sa Maison lyrique.

Nos remerciements vont aussi à la Bibliothèque nationale et universitaire « Saint Clément d’Ohrid » de Skopje, qui a mis à notre disposition un grand nombre de livres épuisés, dont les couvertures se trouvent dans la Bibliothèque de la Maison lyrique d’Aco Šopov.

Grâce au Ministère de la Culture de la République de Macédoine, un grand nombre de pages de ce site ont pu être traduits en anglais et en russe. Qu’il soit remercié.

Aco Šopov, adolescent.
Photo de famille de 1932 : Aco (à droite) avec ses frères Boro et Dimitar (à gauche) et ses parents Kostadinka et Gjorji.
Poème de jeunesse « Adieu », datant de 1939, écrit en serbe.
Aco Šopov à Štip, sa ville natale, membre de la jeunesse antifasciste macédonienne.
Hiver 1943-44. Partisans de la Troisième brigade macédonienne, avec Aco Šopov (debout à droite) et Vera Jocić qui périra au combat en mai 1944.
« Poèmes » d'Aco Šopov est le premier livre paru en langue macédonienne dans la Macédoine libre en 1944.
Aco Šopov et la poétesse serbe Mira Alečković, Belgrade, 1945.
« Zlij se s tišino », paru à Ljubljana en 1957 est le premier livre d'un auteur macédonien traduit dans une des langues de l'ex-Yougoslavie.
Aco Šopov chez lui, au moment où il traduit Cyrano de Bergerac. Skopje 1957.
Manuscrit de la « Deuxième prière de mon corps », 1959.
Aco Šopov et son épouse Svetlana à Belgrade, peu après le tremblement de terre de Skopje en 1963.
Slavko Janevski et Aco Šopov (à droite) lors de l’inauguration de l’Académie macédonienne des sciences et des arts, 1967.
Juin 1972 : Aco Šopov avec l’ambassadrice de Turquie au Sénégal.
Couverture du « Poème à la femme noire », recueil d'Aco Šopov inspiré par son séjour au Sénégal (1971-1975).
Dakar, 1973: Aco Šopov avec J.B. Bokassa, et L.S. Senghor.
Aco Šopov et son épouse Svetlana, à Dakar, 1974.
Couverture du dernier livre d'Aco Šopov, « Arbre sur la colline », paru en 1981, un an avant sa mort.
Détail du portrait d'Aco Šopov par le peintre macédonien Tanas Lulovski, après la mort du poète.

En quête de ma voix
La mer est de pierre et sauvage son silence quand j’y cherche ma voix.

L’automne reverdit
dans le désert ambré où je la poursuis.
Mes mains ne sont pas mes mains
(elles sont doigts de clair de lune).
Mes yeux ne sont pas mes yeux
(ils sont regard perdu dans l’infini).
Ma parole est dure mâchoire du temps
aux dents de semences qui germent dans les champs.

La Maison lyrique d’Aco Šopov a ouvert ses portes à l’Université Saints Cyrille et Méthodes de Skopje, le 8 octobre 2014.

Plus d’information sur le lancement du site.

Un aperçu de la revue de presse (en macédonien) est disponible sur Daily.mk оu Time.mk

Regardez aussi le reportage de Neda Bakevska pour  la télévision Telma à ce sujet (sous-titré en français).