Régis Meyran, journaliste, chercheur et guitariste français
joue de la guitare brésilienne lors de la première édition du Portail ouvert du Moulin lyrique
Régis Meyran, né en 1968, est journaliste (Sciences Humaines, Alternatives économiques, Le Courrier de l’UNESCO…) et anthropologue, associé à l’École pratique des hautes études (EPHE). Auteur de travaux sur le racisme et les questions d’identité, et notamment du livre Obsessions identitaires (Textuel, 2022), il anime depuis 2019 la Plateforme internationale sur le racisme et l’antisémitisme de l’EPHE, avec Michel Wieviorka et Philippe Portier. Travaillant aussi sur l’invention des musiques populaires, il vient de publier La folk music américaine, de la contre-culture à l’entertainment (Le mot et le reste, 2025).
Régis Mayran sur le site de la Fondation Maison des sciences de l'homme
Régis a appris la guitare jazz dans les conservatoires parisiens, et récemment s’est mis à étudier le répertoire de la guitare brésilienne. Il a une prédilection pour Baden Powell et Paulinho Nogueira.
Contrairement aux stars du genre (Elis Regina, Gal Costa, Tom Jobim, Joao Gilberto…), ces deux musiciens chantaient très peu, et ont développé des œuvres instrumentales d’une grande richesse rythmique, harmonique et mélodique, en explorant toutes les possibilités de la guitare espagnole.
Baden Powell, poète virtuose et inventif, a acquis dans les années 1960 et 1970 une réputation mondiale. Paulinho Nogueira est à l’inverse inconnu hors du Brésil : inventeur d’un instrument de musique puisant dans la tradition (la craviola), professeur de nombreux artistes brésiliens des années 1960, il fut aussi un interprète d’une grande sensibilité, un compositeur et un arrangeur hors-pair.
Dimanche 13 juillet, au programme du Portail ouvert du Moulin lyrique 2025, il propose des morceaux composés ou réarrangés pour la guitare solo par deux grands guitaristes qui ont accompagné l’avènement de la bossa nova au Brésil : Baden Powell et Paulinho Nogueira, donnant ainsi le rythme au défilé de mode « De son gilet aux vibrations déterminées jusqu'à la racine de ses moustaches le soleil achevait de décharger ses rondins » de Laurence Barataud.