Les aquarelles de Bénédicte Moubarak
dévoilent les déchirures du Liban à la première édition du Portail ouvert du Moulin lyrique
Arrivée au Liban dans les années 1990, Bénédicte Moubarak a tout de suite été conquise par l’héritage culturel libanais. Malmené par 20 ans de guerre et la spéculation immobilière qui a suivi, ce patrimoine conserve néanmoins une beauté unique due en partie à son histoire et à ses multiples influences.
Bénédicte se lance alors dans la restauration et la transformation d’éléments d’architecture récupérés dans le pays. Elle crée une entreprise sociale dont la mission est de « restaurer la beauté cachée de ce qui est brisé ».
Il s’agit de : préserver un patrimoine en voie de disparition ; intégrer et employer des personnes brisées, handicapées et marginalisées ; promouvoir l'inclusion de personnes de diverses origines religieuses ; respecter et protéger l'environnement par un modèle de production circulaire ; et redonner ainsi espoir en l'avenir.
Vingt ans plus tard, Bénédicte ferme sa compagnie [beyt] après l’avoir développée dans le monde entier. Ayant documenté son travail à l’aide d’innombrables photos, elle décide de se lancer dans l’aquarelle, afin d’immortaliser par la peinture les palais détruits, les maisons abandonnées, les appartements bombardés pour leur redonner une nouvelle vie. C’est aussi un vecteur de parole autour des thèmes sur les racines, l’âme des maisons, l’exil, l’héritage…
Citoyenne du monde, Bénédicte habite en partie Moux-en-Morvan. Visitez la page officielle de Bénédicte sur FB : Beytby2bdesign
Ses aquarelles sont exposées au Portail ouvert du Moulin lyrique 2025, dont le programme prévoit une rencontre de la peintre avec le public, le samedi 12 juillet.
Ouverte d'esprit, elle se prête aussi au jeu de mannequin lors du défilé de mode de Laurence Barataud.