Also available in: Macédonien Anglais
Aco Šopov : Le beau temps vient avec le vent, Skopje, 1957
« Ce dernier recueil de poésie d'Aco Šopov, sans se sacrifier à l'émotion, incarne l’émotion dans chacun de ses vers ; sans prétendre à être philosophique, regorge de grains philosophiques, porteurs d’une moquerie mélancolique, d’un humour inhabituel, quelque peu noir, totalement inconnu dans notre poésie », écrit Slavko Janevski sur la couverture intérieure de ce livre, avant de conclure : « La poésie dans ce recueil dit tout ce qu’elle avait à dire et chaque poème représente une entité achevée, limpide de sens même quand il est rempli de métaphores et de figures poétiques complexes, véhiculant un symbolisme qui éveille tous les sens du lecteur. »
Sur ces aspects inédits qu'apporte ce recueil dans la poésie macédonienne, Georgi Stardelov dira, lors de sa présentation en 1957 : « Ce soir, nous sommes confrontés à un phénomène poétique unique dans notre littérature : le phénomène Aco Šopov. Quand je dis phénomène poétique unique, j’entends ceci : il est exceptionnel — je dirais ontologiquement exceptionnel — dans la littérature macédonienne contemporaine de rencontrer une telle fidélité d’un poète à lui-même, de reconnaître immédiatement le territoire de son univers poétique et, ce faisant, de pouvoir se dire: c’est cette terre, et pas une autre que ce poète laboure ; c'est sur elle que se déploie son royaume poétique ; c'est là qu’il a façonné son anatomie poétique, et ce n’est que là, et pas ailleurs, qu’il peut exister.
Cette restriction délibérée à une sphère vitale concrètement délimitée — qui, à mon sens, revêt une importance essentielle — a été, jusqu’à récemment, interprétée comme une forme de cécité poétique, dans notre littérature contemporaine, comme une myopie du discernement poétique. Mais c’est précisément dans ce "confinement" que réside l’authenticité de la voix poétique, et la révélation de l’être du poète. »
De plus amples informations sur ce livre sont disponibles sur la version macédonienne de cette page.
Une dizaine de poèmes de ce recueil a été traduite en français.