Sur ces rivages il n’est de paix ni de repos

Sa tête, racine dans la terre noire d’Afrique,
s’abreuve du suc des légendes et des contes.
Sa pensée, feuillage luxuriant
par-dessus la terre ridée par la soif.

Une étoile qui n’en finit pas de hanter le rêve,
arrachée de son esprit et de son cœur,
le mène au repos
sur les rivages de l’éternité.

Or, elle sait que sur ces rivages il n’est de paix ni de repos.

Аco Šopov, Pоème de la femme noire (Песна на црната жена), 1976
Traduit par Edouard J. MaunickAnthologie personnelle, 1994