Nuage

Voyageur sans parcours et sans but,
il s’endort avec les vents.
La soif gonfle sa joue blanche,
une flamme habite ses yeux.

Étranger à toute forme terrestre,
étranger à ses propres passions,
seul, tel un visage irréel,
il se tient entre les hommes et le soleil.

Aco Šopov, Confondu dans le silence (Слеј се со тишината), 1955
Traduit par Edouard J. MaunickAnthologie personnelle, 1994