{"id":94993,"date":"2024-12-16T02:29:58","date_gmt":"2024-12-16T01:29:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.acosopov.com\/cabinet-de-lecture\/%d1%81%d0%b8%d0%bc%d0%b1%d0%be%d0%bb%d0%b8%d1%87%d0%ba%d0%b8-%d1%84%d0%be%d1%80%d0%bc%d0%b8-%d1%80%d0%b8%d0%bd%d0%b5%d1%80\/"},"modified":"2025-10-25T02:08:16","modified_gmt":"2025-10-25T00:08:16","slug":"formations-symbolistes-rinner-1984","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/cabinet-de-lecture\/formations-symbolistes-rinner-1984\/","title":{"rendered":"Des formations symbolistes chez Aco \u0160opov &#8211; Rinner, 1984"},"content":{"rendered":"\n<h1>\n\t\t\tDes formations symbolistes chez Aco \u0160opov\t<\/h1>\n\t<p>En tant que po\u00e8te, <a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/vitrine\/\">Aco \u0160opov<\/a> me semble tout particuli\u00e8rement d\u00e9sign\u00e9 pour repr\u00e9senter la litt\u00e9rature mac\u00e9donienne dans le cadre de la litt\u00e9rature mondiale, ceci pour deux raisons. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;au d\u00e9part sa po\u00e9sie est li\u00e9e \u00e0 la terre mac\u00e9donienne et parce qu&rsquo;ensuite, elle a valeur de t\u00e9moignage en ce sens que la vie spirituelle en Mac\u00e9doine a su rattraper les courants de la litt\u00e9rature europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;analyse de la po\u00e9sie lyrique de \u0160opov, je me r\u00e9f\u00e8re aux th\u00e8ses que Georgi Stardelov et Du\u0161ko Nanevski ont \u00e9mises sur l&rsquo;\u00e9volution po\u00e9tique de ce po\u00e8te. D&rsquo;apr\u00e8s eux, dans la po\u00e9sie de \u0160opov on reconna\u00eet ais\u00e9ment trois phases distinctes: une phase combative et patriotique, empreinte d&rsquo;une atmosph\u00e8re apocalyptique de la mort et de la mise en valeur de la grandeur \u00e9thique du peuple mac\u00e9donnien tout entier. Les recueils les plus connus, provenant de cette p\u00e9riode sont : <em>Pesni<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/poemes-1944\/\">Po\u00e8mes<\/a>), <em>Pruga na mladosta<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/chemin-de-fer-de-la-jeunesse-1946\/\">Chemin de fer de la jeunesse<\/a>), <em>So na\u0161i race<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/avec-nos-mains-1950\/\">Avec nos mains<\/a>) et <em>Na Gramos<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/dans-les-monts-gramos-1950\/\">Dans les monts Gramos<\/a>).<\/p>\n<p>S&rsquo;ensuit une phase de lyrisme intime dont les recueils <em>Stihovi za makata i radosta<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/poesies-sur-les-tourments-et-la-joie-1952\/\">Po\u00e9sies sur les tourments et la joie<\/a>) et <em>Slej se so ti\u0161inata<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/confondu-dans-le-silence-1955\/\">Confondu dans le silence<\/a>) sont tr\u00e8s caract\u00e9ristiques.<\/p>\n<p>Vient enfin la phase au cours de laquelle \u0160opov cherche son propre moi. Cette phase commence avec le recueil, d&rsquo;apr\u00e8s Stardelov, <em>Vetrot nosi ubavo vreme<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/le-beau-temps-vient-avec-le-vent-1957\/\">Le beau temps vient avec le vent<\/a>) et atteint son apog\u00e9e dans les recueils <em>Nebidnina<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/non-etre-1963\/\">Non-\u00eatre<\/a>) et <em>Gleda\u010d vo pepelta<\/em> (<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/livres-en-macedonien\/cineremancien-1970\/\">Cin\u00e9r\u00e9mancien<\/a>).<\/p>\n<p>On pourrait dire &#8211; et Du\u0161ko Nanevski confirme cette supposition &#8211; que tout le d\u00e9veloppement de la po\u00e9sie lyrique mac\u00e9donienne se refl\u00e8te dans la po\u00e9sie lyrique de \u0160opov.<\/p>\n<p>Pour le chercheur slavisant non-mac\u00e9donien, c&rsquo;est ce d\u00e9veloppement de la po\u00e9sie lyrique mac\u00e9donienne dans le cadre de la po\u00e9sie europ\u00e9enne et le haut niveau qu&rsquo;elle atteint qui sont du plus grand int\u00e9r\u00eat. Il se trouve face au probl\u00e8me de reconna\u00eetre dans ce vers de la colombe \u00e9ternelle qui \u00ab\u00a0roucoule une fable \u00e9trange de pain et d&rsquo;argent\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Neuvi\u00e8me pri\u00e8re de mon corps\u00a0\u00bb) \u00e0 la fois la forme moderne de l&rsquo;expression et la vieille tradition de la po\u00e9sie mac\u00e9donienne.<\/p>\n\t<h2>\u0160opov et la po\u00e9sie lyrique symboliste<\/h2>\n<p>Dans ce bref expos\u00e9, je voudrais d\u00e9montrer \u00e0 l&rsquo;aide de quelques po\u00e8mes d&rsquo;Aco \u0160opov, l&rsquo;analogie qui existe entre son \u0153uvre et la po\u00e9sie lyrique symboliste. Dans le cadre de cette \u00e9tude, il n&rsquo;est ni possible de pr\u00e9senter la po\u00e9tologie enti\u00e8re des symbolistes, ni de la v\u00e9rifier sur l&rsquo;\u0153uvre compl\u00e8te de \u0160opov. C&rsquo;est pourquoi je ne choisis que quelques traits caract\u00e9ristiques ayant valeur d&rsquo;exemple.<\/p>\n<p>Depuis les Fleurs du mal de Baudelaire, la CONCENTRATION des po\u00e8mes, c&rsquo;est-\u00e0-dire la disposition et l&rsquo;arrangement d\u00e9termin\u00e9s des diff\u00e9rents po\u00e8mes dans un recueil, est devenu un trait caract\u00e9ristique de la po\u00e9sie moderne.<\/p>\n<p>\u0160opov, aussi, construit ses \u0153uvres lyriques de fa\u00e7on consciente. Ceci est tr\u00e8s \u00e9vident depuis <em>Stihovi za makata i radosta<\/em> (Po\u00e9sies sur les tourments et la joie)\u00a0et tous les recueils qui suivent laissent reconna\u00eetre cette m\u00eame construction. Au d\u00e9but de <em>Vetrot nosi ubavo vreme<\/em> (Le beau temps vient avec le vent), \u0160opov a plac\u00e9 un po\u00e8me intitul\u00e9 ,,Praeludium\u00a0\u00bb qui, sous une forme semblable aux chants folkloriques, donne une sorte d&rsquo;introduction au recueil entier.<\/p>\n<p>Le c\u00e9l\u00e8bre recueil <i>Nebidnina <\/i>(Non-\u00eatre) ressemble aux <i>Fleurs du mal <\/i>baudelairiennes et au <i>The Raven<\/i> d&rsquo;Edgar Allan Poe, non seulement par sa forme cyclique mais aussi par son contenu. <\/p>\n<p>Le principe de l&rsquo;imagination cr\u00e9atrice qui exprime une transformation, une modification du r\u00e9el se reconna\u00eet dans la po\u00e9sie moderne depuis les symbolistes et \u0160opov s&rsquo;en sert aussi, tout comme il se sert de m\u00e9taphores absolues. Il parle du \u00ab\u00a0soleil noir\u00a0\u00bb, du \u00ab\u00a0c\u0153ur rouge du pain qui impr\u00e8gne la chambre de l&rsquo;odeur \/ du Soleil, de la Terre, de la Faim\u00a0\u00bb, de la nuit qui fume (qui d\u00e9gage de la fum\u00e9e) et du ,,charbon bleu\u00a0\u00bb qui \u00ab\u00a0br\u00fble dans [les] entrailles\u00a0\u00bb de la parole. Il serait certainement tr\u00e8s int\u00e9ressant d&rsquo;insister davantage sur cet aspect mais cela d\u00e9passe le cadre de ce bref expos\u00e9. <\/p>\n<h2>Parent\u00e9 entre la po\u00e9sie et la r\u00e9flexion sur la po\u00e9sie<\/h2>\n<p>Depuis les symbolistes, il existe un lien \u00e9troit, une parent\u00e9 entre la po\u00e9sie et la r\u00e9flexion sur la po\u00e9sie qui s&rsquo;exprime directement dans les po\u00e8mes. Je vous cite pour m\u00e9moire ,,L&rsquo;art po\u00e9tique de Verlaine, ou le po\u00e8me ,,Le vierge, le vivace et le bel aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb de Mallarm\u00e9.<\/p>\n<p>\u0160opov, lui aussi, introduit constamment cette r\u00e9flexion dans ses po\u00e8mes. Son premier recueil , <em>Pesni<\/em> (Po\u00e8mes) pourrait d\u00e9j\u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme la lib\u00e9ration du mot. <a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/%d1%87%d0%b8%d1%82%d0%b0%d0%bb%d0%bd%d0%b8%d1%86%d0%b0\/%d0%bd%d0%b5%d0%b1%d0%b8%d0%b4%d0%bd%d0%b8%d0%bd%d0%b0-%d0%bd%d0%b0%d0%bd%d0%b5%d0%b2%d1%81%d0%ba%d0%b8-2\/\">Du\u0161ko Nanevski<\/a> le souligne dans son essai sur l&rsquo;\u00e9cole po\u00e9tique de la Mac\u00e9doine \u200b(\u041c\u0430\u043a\u0435\u0434\u043e\u043d\u0441\u043a\u0430 \u043f\u043e\u0435\u0442\u0441\u043a\u0430 \u0448\u043a\u043e\u043b\u0430. &#8211; \u0421\u043a\u043e\u043f\u0458\u0435 : \u041c\u0438\u0441\u043b\u0430, 1977).<\/p>\n<p>Le recueil <em>Nebidnina<\/em>, d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, commence par un po\u00e8me qui est intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/naissance-de-la-parole\/\">Naissance de la parole<\/a>\u00ab\u00a0. La premi\u00e8re des dix ,,Pri\u00e8res de mon corps\u00a0\u00bb est intitul\u00e9e, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/premiere-priere\/\">Pri\u00e8re pour une parole ordinaire mais introuv\u00e9e<\/a>\u00ab\u00a0. \u0160opov m\u00eame, dans un article de <em>Knji\u017eevne novine<\/em> paru en mars 1969, constate que la mission fondamentale d&rsquo;un po\u00e8te est de d\u00e9satomiser la langue p\u00e9trifi\u00e9e. Il doit essayer de p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;inimaginable, l&rsquo;indicible. Le po\u00e8me ,,Vo ti\u0161\u0131na\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Dans le silence\u00a0\u00bb) qui n&rsquo;a que quatre vers l&rsquo;exprime bien :<\/p>\nSi tu portes en toi le non-dit,<br \/>\ncela qui te br\u00fble et te lie,<br \/>\nconfie-le au plus dru du silence &#8211;<br \/>\nle silence seul sait le dire.\n<p>D\u00e9j\u00e0 Mallarm\u00e9 avait d\u00e9clar\u00e9 que le but de sa po\u00e9sie \u00e9tait l&rsquo;arriv\u00e9e dans l&rsquo;inconnu, l&rsquo;inspection de l&rsquo;invisible, l&rsquo;audition de l&rsquo;inou\u00ef, du silence absolu. Ces probl\u00e8mes paraissent entrer dans la constitution du symbolisme europ\u00e9en; ils ont \u00e9videmment conduit \u00e0 des formules similaires.<\/p>\n<p>Un tel ensemble de probl\u00e8mes, inh\u00e9rent au symbolisme, se retrouve r\u00e9guli\u00e8rement chez ses repr\u00e9sentants les plus connus. Il faut saisir le ph\u00e9nom\u00e8ne singulier du silence soudain dont est entour\u00e9e cette po\u00e9sie.<\/p>\n<h2>Perte de la parole<\/h2>\n<p>Comme on sait, en 1902 dans sa lettre du ,,Lord Chandos \u00e0 son ami Francis Bacon\u00a0\u00bb, Hugo von Hofmannsthal constate que la langue de notre pens\u00e9e n&rsquo;est plus \u00e0 la hauteur des \u00e9v\u00e9nements de la r\u00e9alit\u00e9 et que le po\u00e8te se voit oblig\u00e9 d&rsquo;exprimer avec des sons ce qui n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 dit, ce qui &#8211; peut-\u00eatre &#8211; ne pourra jamais \u00eatre dit. Cette lettre fictive pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme mod\u00e8le pur de la perte subite de la parole.<\/p>\n<p>Dans son po\u00e8me ,,Le mot\u00a0\u00bb,\u00a0 Stefan George \u00e9met le m\u00eame regret: <\/p>\n&#8230; Worauf es meiner hand entrann<br \/>\nund nie mein land den schatz gewann&#8230;<br \/>\nSo Pernt ich traurig den verzicht:<br \/>\nKein ding sei wo das wort gebricht.\n<p>Dans la pr\u00e9face po\u00e9tologique destin\u00e9e \u00e0 introduire son recueil de po\u00e8mes <em>Tichie pesni<\/em> (Po\u00e8mes silencieux) paru en 1904, le po\u00e8te russe Innokentij Fedorovic Annenski constate qu&rsquo;il n&rsquo;a pas espoir de trouver une d\u00e9finition de la po\u00e9sie de ses symboles et que, m\u00eame s&rsquo;il savait ce qu&rsquo;\u00e9tait la po\u00e9sie, il ne pourrait pas l&rsquo;exprimer. Si malgr\u00e9 tout il arrivait \u00e0 trouver les mots justes, ceux-ci devraient rester \u00ab\u00a0incompr\u00e9hensibles\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La preuve la plus radicale de cette perte de la parole se trouve sans doute dans la biographie de Rimbaud qui termine son cycle ,,Une saison en enfer\u00a0\u00bb par la phrase d\u00e9cisive : ,,Je ne sais plus parler\u00a0\u00bb. Chez Val\u00e9ry, on peut observer la m\u00eame chose \u00e0 travers ses vingt ans de silence &#8211; impressionnants de cons\u00e9quence &#8211; et dans lequel, \u00e0 juste titre, Rilke voyait une parent\u00e9 avec sa \u00ab\u00a0crise des \u00e9l\u00e9gies\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un tel silence est plus qu&rsquo;un accident interrompant un d\u00e9veloppement prometteur ou s&rsquo;expliquant par une pr\u00e9tention exag\u00e9r\u00e9e ou une impuissance artistique. Il y a l\u00e0 une raison po\u00e9tologique positive qui, d&rsquo;une certaine fa\u00e7on, est enracin\u00e9e dans le langage symboliste et qui doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un proc\u00e9d\u00e9 po\u00e9tique \u00e0 la limite de l&rsquo;indicible.<\/p>\n<p>Dans son po\u00e8me \u00ab\u00a0Naissance de la parole\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Ragjane na zborot\u00a0\u00bb), \u0160opov d\u00e9crit la langue comme une for\u00eat gel\u00e9e dans laquelle les arbres, les mots en l&rsquo;occurrence, sont p\u00e9trifi\u00e9s. C&rsquo;est de l&rsquo;obscurit\u00e9 que se d\u00e9tache le mot, le charbon bleu s&rsquo;enflamme dans son int\u00e9rieur\u00a0\u00bb. Et puis : \u00ab\u00a0\u00d4 toi qui n&rsquo;existes que par ton absence\u00a0\u00bb. Dans le po\u00e8me suivant \u00ab\u00a0Pri\u00e8re pour une parole ordinaire mais introuv\u00e9e\u00a0\u00bb, \u0160opov exprime \u00e9galement son malaise face \u00e0 la langue dont il dispose. Il d\u00e9sire disposer d&rsquo;un mot qui ne soit pas corrompu, d&rsquo;un mot capable d&rsquo;exprimer les vrais sentiments qui obs\u00e8dent le po\u00e8te.<\/p>\n<p>On pourrait sans doute trouver bon nombre d&rsquo;autres traits communs que je ne peux \u00e9num\u00e9rer que tr\u00e8s sommairement tels que :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">la hantise du gouffre et la ,,nebidnina\u00a0\u00bb<\/li>\n<li aria-level=\"1\">l&rsquo;identification du po\u00e8me avec la ma\u00eetresse ou l&rsquo;\u00eatre aim\u00e9<\/li>\n<li aria-level=\"1\">la pr\u00e9dilection des symbolistes pour l&rsquo;occultisme et le mysticisme en relation avec la pr\u00e9dilection pour le chant folklorique<\/li>\n<li aria-level=\"1\">et m\u00eame les soins linguistiques, l&rsquo;utilisation de la synesth\u00e9sie, la pr\u00e9dominance du son par rapport \u00e0 la signification, la suggestion, l&rsquo;\u00e9vocation des sentiments etc.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour conclure on pourrait dire que \u0160opov a sans doute saisi, assimil\u00e9 et m\u00eame d\u00e9pass\u00e9 les moyens po\u00e9tiques des symbolistes. Le probl\u00e8me qui l&rsquo;a hant\u00e9 le plus est celui de la langue. Il est int\u00e9ressant de voir que m\u00eame dans une langue r\u00e9cemment codifi\u00e9e comme vient de l&rsquo;\u00eatre la langue mac\u00e9donienne, on se trouve d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9 aux probl\u00e8mes de l&rsquo;insatisfaction po\u00e9tique face \u00e0 la langue.<\/p>\n\t\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/wp-content\/uploads\/Fridrun-Rinner.jpeg\"  target=\"_self\" itemprop=\"url\">\n\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.acosopov.com\/wp-content\/uploads\/Fridrun-Rinner.jpeg\" alt=\"\u0421\u043e \u043f\u043e\u0442\u0435\u043a\u043b\u043e \u043e\u0434 \u0418\u043d\u0441\u0431\u0440\u0443\u0445, \u0410\u0432\u0441\u0442\u0440\u0438\u0458\u0430, \u0424\u0440\u0438\u0434\u0440\u0443\u043d \u0420\u0438\u043d\u0435\u0440 (Fridrun Rinner) \u0435 \u043f\u0440\u043e\u0444\u0435\u0441\u043e\u0440\u043a\u0430 \u043f\u043e \u043e\u043f\u0448\u0442\u0430 \u0438 \u043a\u043e\u043c\u043f\u0430\u0440\u0430\u0442\u0438\u0432\u043d\u0430 \u043b\u0438\u0442\u0435\u0440\u0430\u0442\u0443\u0440\u0430 \u043d\u0430 Universit\u00e9 de Provence, \u0424\u0440\u0430\u043d\u0446\u0438\u0458\u0430\" itemprop=\"image\" height=\"198\" width=\"202\" title=\"Screenshot\" onerror=\"this.style.display='none'\" loading=\"lazy\" \/>\n\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\u0421\u043e \u043f\u043e\u0442\u0435\u043a\u043b\u043e \u043e\u0434 \u0418\u043d\u0441\u0431\u0440\u0443\u0445, \u0410\u0432\u0441\u0442\u0440\u0438\u0458\u0430, \u0424\u0440\u0438\u0434\u0440\u0443\u043d \u0420\u0438\u043d\u0435\u0440 (Fridrun Rinner) \u0435 \u043f\u0440\u043e\u0444\u0435\u0441\u043e\u0440\u043a\u0430 \u043f\u043e \u043e\u043f\u0448\u0442\u0430 \u0438 \u043a\u043e\u043c\u043f\u0430\u0440\u0430\u0442\u0438\u0432\u043d\u0430 \u043b\u0438\u0442\u0435\u0440\u0430\u0442\u0443\u0440\u0430 \u043d\u0430 Universit\u00e9 de Provence, \u0424\u0440\u0430\u043d\u0446\u0438\u0458\u0430\n\t<p>Native d&rsquo;Innsbruck, Autriche, <strong>Fridrun Rinner<\/strong> est professeure de litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale et compar\u00e9e \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Provence. Au moment o\u00f9 elle a pr\u00e9sent\u00e9 ce texte \u0430\u0443 Colloque de l&rsquo;AILC (\u041e\u0445\u0440\u0438\u0434, 1981), elle travaillait \u00e0 la chaire de litt\u00e9rature compar\u00e9e de l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;Innsbruck.<\/p>\n<p>Le texte a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en fran\u00e7ais dans les Actes du Colloque de l&rsquo;AILC, Facult\u00e9 de philologie de l&rsquo;universit\u00e9 \u00ab\u00a0Cyrille et M\u00e9thode\u00a0\u00bb, Skopje, 1984, pp. 103-106.<\/p>\n<p>La traduction mac\u00e9donienne a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans la revue de la <i>Treta programa na radio Skopje<\/i>, 1981, n\u00ba 8, pp. 245-247 et\u00a0dans la revue <em>Spektar<\/em>, 1985, ann\u00e9e 3, n\u00ba 6, pp. 119-123.<\/p>\n<p>Les intertitres sont de la r\u00e9daction de la Maison lyrique. Dans la pr\u00e9sente version du texte, la r\u00e9daction a \u00e9galement remplac\u00e9 les titres des po\u00e8mes de \u0160opov et les vers cit\u00e9s, en utilisant les traductions d&rsquo;Edouard J. Maunick, dans l&rsquo;<em>Anthologie personnelle<\/em> d&rsquo;Aco \u0160opov, publi\u00e9e en France, en 1994.<\/p>\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/cabinet-de-lecture\/portraits-litteraires\/\" target=\"_self\">\n\t\t\t\t\t\t\tAutres portraits litt\u00e9raires de \u0160opov en fran\u00e7ais\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/cabinet-de-lecture\/portraits-litteraires\/\" target=\"_self\">\n\t\t\t\t\t\t\tListe compl\u00e8te des articles et \u00e9tudes sur l&rsquo;oeuvre\u00a0de \u0160opov, toutes langes confondues\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des formations symbolistes chez Aco \u0160opov En tant que po\u00e8te, Aco \u0160opov me semble tout particuli\u00e8rement d\u00e9sign\u00e9 pour repr\u00e9senter la litt\u00e9rature mac\u00e9donienne dans le cadre de la litt\u00e9rature mondiale, ceci pour deux raisons. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;au d\u00e9part sa po\u00e9sie est li\u00e9e \u00e0 la terre mac\u00e9donienne et parce qu&rsquo;ensuite, elle a valeur de t\u00e9moignage en ce&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":80131,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-94993","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/94993","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=94993"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/94993\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":96089,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/94993\/revisions\/96089"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/80131"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=94993"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}