{"id":65600,"date":"2022-11-04T13:09:32","date_gmt":"2022-11-04T12:09:32","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.acosopov.com\/%d0%b2%d0%b8%d1%82%d1%80%d0%b8%d0%bd%d0%b0\/"},"modified":"2025-10-19T21:00:15","modified_gmt":"2025-10-19T19:00:15","slug":"vitrine","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/vitrine\/","title":{"rendered":"Vitrine"},"content":{"rendered":"\n<h1>\n\t\t\tAco \u0160opov: Courte biographie\t<\/h1>\n\t<p>N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1923, \u00e0 \u0160tip, le po\u00e8te mac\u00e9donien Aco \u0160opov (lire Atso Chopov) a grandi dans sa ville natale, avec ses deux fr\u00e8res Dimitar (1920-1972) et Borislav (1927-1996), son p\u00e8re Gjorgji Zafirov-\u0160opov (1893-1944) et sa m\u00e8re Kostadinka Ru\u0161eva (1897-1942), \u00e0 laquelle il doit son amour et son talent pour la po\u00e9sie<\/p>\n<p>\u00ab Monstre \u00e0 cent t\u00eates \u00bb comme il l&rsquo;appellera \u00e0 la fin de sa vie, cette enfance a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par la maladie de sa m\u00e8re, paralys\u00e9e d\u00e8s 1934. Il n&rsquo;avait pas dix ans, quand il a d\u00fb prendre soin d&rsquo;elle et de son fr\u00e8re cadet, l&rsquo;a\u00een\u00e9 ayant \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9 au S\u00e9minaire de Prizren et le p\u00e8re, presque toujours absent de la maison familiale. Le spectre de la maladie incurable et de la mort, l&rsquo;angoisse, la tristesse et la solitude impr\u00e8gnent d\u00e8s lors toute sa po\u00e9sie, depuis ses premiers po\u00e8mes \u00e9crits sur un cahier d&rsquo;\u00e9colier \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quatorze ans, jusqu&rsquo;aux derniers.<\/p>\n\t<p>Photographie de famille, \u0160tip, 1932. Aco est \u00e0 droite.<\/p>\n\t<p>Encore lyc\u00e9en, Aco \u0160opov rejoint le mouvement de la jeunesse communiste yougoslave, et deux ans plus tard, la lutte antifasciste, dans les rangs de la troisi\u00e8me brigade de choc mac\u00e9donienne. Il vient d&rsquo;avoir vingt ans, lorsqu&rsquo;il perd sur le champ de bataille son aim\u00e9e, Vera Joci\u0107, proclam\u00e9e h\u00e9ro\u00efne nationale \u00e0 l&rsquo;issue de la Seconde Guerre mondiale. Il lui d\u00e9die le po\u00e8me \u00ab Tes Yeux \u00bb, devenu rapidement l&rsquo;\u00e9quivalent mac\u00e9donien de \u00ab Libert\u00e9 \u00bb d&rsquo;\u00c9luard.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;heure de la libert\u00e9, \u0160opov s&rsquo;installe dans la capitale mac\u00e9donienne, Skopje, et se lance dans une carri\u00e8re de journaliste et \u00e9diteur, dirige plusieurs revues de jeunesse et fonde la maison d&rsquo;\u00e9dition Ko\u010do Racin. Plus tard, il sera notamment r\u00e9dacteur en chef d&rsquo;<em>Aiguillon<\/em>, le premier journal satirique mac\u00e9donien, exp\u00e9rience qui lui inspirera le recueil <em>Yus-univers<\/em> (1968), dans lequel \u200b\u200bil parodie la soci\u00e9t\u00e9, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de la norme YUS, l&rsquo;\u00e9quivalent yougoslave de la NF en France. Yus-po\u00e8tes, yus-prosateurs, yus-critiques sont tous pass\u00e9s au peigne fin, y compris ses adversaires lors des pol\u00e9miques suscit\u00e9es par ses recueils <em>Po\u00e8mes sur la peine et la joie<\/em> (1952) et <em>Confondu dans le silence<\/em> (1955) qui avaient marqu\u00e9 un tournant radical dans la litt\u00e9rature mac\u00e9donienne, en imposant le courant intimiste en plein r\u00e8gne du r\u00e9alisme socialiste.<\/p>\n<p>Philosophe de formation, mais \u00e9crivant exclusivement de la po\u00e9sie, Aco \u0160opov est toujours rest\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 ses id\u00e9es, tra\u00e7ant ainsi sa propre voie litt\u00e9raire, imperm\u00e9able aux critiques et aux imp\u00e9ratifs du r\u00e9alisme socialiste, sans pour autant entrer dans la dissidence.<\/p>\n\t<p> \u00ab Je fais partie de ces po\u00e8tes qui restent fid\u00e8les \u00e0 eux-m\u00eames depuis leurs premiers pas en po\u00e9sie jusqu&rsquo;\u00e0 leur maturit\u00e9 cr\u00e9atrice \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Aco \u0160opov dans un entretien avec Nenad Radanovi\u0107, en 1978. \u00ab Nul vent litt\u00e9raire ne m&rsquo;a d\u00e9tourn\u00e9 de ma voie en po\u00e9sie \u00bb, a-t-il dit, avant de conclure: \u00ab On reconna\u00eet le po\u00e8te \u00e0 son po\u00e8me et non \u00e0 la signature qu&rsquo;il appose sur lui. \u00bb<\/p>\n\t<p>En effet, on reconna\u00eet l&rsquo;auteur, rien qu&rsquo;\u00e0 ses recueils <em>Nebidnina<\/em> (Non-\u00eatre), 1963, qui a introduit le courant moderniste dans la litt\u00e9rature mac\u00e9donienne, et <em>Cin\u00e9r\u00e9mancien<\/em>, dont la sortie, en 1970, a \u00e9t\u00e9 accueillie en Mac\u00e9doine comme un \u00e9v\u00e9nement litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Depuis son premier recueil, <em>Po\u00e8mes<\/em>, qui fut en m\u00eame temps le tout premier livre paru l\u00e9galement en langue mac\u00e9donienne dans une Mac\u00e9doine libre et \u00e0 la souverainet\u00e9 reconnue, en 1944, jusqu&rsquo;au dernier, <em>Arbre sur la colline<\/em>, publi\u00e9 en 1980, deux ans avant sa mort, Aco \u0160opov a b\u00e2ti les fondations et \u00e9difi\u00e9 une po\u00e9sie r\u00e9solument moderne, qui prend appui sur le sol natal dans la seule ambition de l&rsquo;inscrire dans le cadastre du monde. Son \u0153uvre r\u00e9unit dans une m\u00eame exp\u00e9rience intime, le v\u00e9cu du po\u00e8te, le sort de son pays et le destin commun de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p>De son vivant, Aco \u0160opov a publi\u00e9 une vingtaine de livres de po\u00e9sie (douze recueils et huit choix de po\u00e8mes), et une dizaine en langues \u00e9trang\u00e8res. Depuis 1982, le nombre de livres de po\u00e8mes choisis en mac\u00e9donien et en langues \u00e9trang\u00e8res ne cesse d&rsquo;augmenter. Il en va de m\u00eame pour les ouvrages qui lui sont consacr\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/bibliotheque\/\" target=\"_self\">\n\t\t\t\t\t\t\tPlus de d\u00e9tails sur ses livres, dans la Biblioth\u00e8que de la Maison lyrique.\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t<p>En 1967, \u0160opov est devenu l&rsquo;un des membres fondateurs de l&rsquo;Acad\u00e9mie mac\u00e9donienne des sciences et des arts (MANU). Trois ans plus tard, il recevait le Prix AVNOJ, la plus haute distinction yougoslave dans le domaine des sciences et des arts.<\/p>\n<p>Parmi les nombreuses distinctions nationales, notons le prix \u00ab\u00a0Fr\u00e8res Miladinovi\u00a0\u00bb, aux Soir\u00e9es po\u00e9tiques de Struga, en 1976 pour son livre <em>Po\u00e8me de la femme noire<\/em>.<\/p>\n<p>Ce livre lui a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par son s\u00e9jour au S\u00e9n\u00e9gal, en sa qualit\u00e9 d&rsquo;Ambassadeur yougoslave (1971-1975) aupr\u00e8s du po\u00e8te-pr\u00e9sident L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, dont il traduit en mac\u00e9donien un important choix de po\u00e9sies.\u00a0<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\t<p>Janevski et \u0160opov \u00e0 l&rsquo;inauguration de l&rsquo;Academie, 1967.<\/p>\n\t<p>En 1975, Senghor re\u00e7oit la Couronne d&rsquo;or des Soir\u00e9es po\u00e9tiques de Struga, la plus haute distinction de ce festival international qui se tient chaque ann\u00e9e au sud de la R\u00e9publique de Mac\u00e9doine et qui avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es plus t\u00f4t par \u0160opov lui-m\u00eame avec quelques-uns de ses confr\u00e8res. Cette m\u00eame ann\u00e9e, Aco \u0160opov est nomm\u00e9 pr\u00e9sident de la Commission pour les relations culturelles avec l&rsquo;\u00e9tranger de la R\u00e9publique de Mac\u00e9doine. Mais, \u00e0 peine trois ans plus tard, la maladie, tant pressentie dans ses po\u00e8mes, l&rsquo;a oblig\u00e9 \u00e0 se retirer de la vie active.<\/p>\n\t<p>P\u00e8re de Vladimir, n\u00e9 en 1948, du mariage avec Blagorodna, et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9ment en janvier 2000, ainsi que de Jasmina, n\u00e9e en 1960, du mariage avec Svetlana, Aco \u0160opov aura eu la chance de voir, vers la fin de sa vie, la naissance de ses petits-enfants Aleksandar et Leonardo. Mais il n&rsquo;a pas connu Mila et le plus jeune Aleksandar. \u00c0 la suite d&rsquo;une longue maladie, il est mort le 20 avril 1982, \u00e0 Skopje.<\/p>\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/vitrine\/ma-voie-en-poesie\/\" target=\"_self\">\n\t\t\t\t\t\t\tPlus de d\u00e9tails sur la vie de \u0160opov dans \u00ab Ma voie en po\u00e9sie\u00bb\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aco \u0160opov: Courte biographie N\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 1923, \u00e0 \u0160tip, le po\u00e8te mac\u00e9donien Aco \u0160opov (lire Atso Chopov) a grandi dans sa ville natale, avec ses deux fr\u00e8res Dimitar (1920-1972) et Borislav (1927-1996), son p\u00e8re Gjorgji Zafirov-\u0160opov (1893-1944) et sa m\u00e8re Kostadinka Ru\u0161eva (1897-1942), \u00e0 laquelle il doit son amour et son talent pour&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-65600","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/65600","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=65600"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/65600\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":95497,"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/65600\/revisions\/95497"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.acosopov.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=65600"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}