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« Pensées », dessin de Roman Kissiov, traducteur bulgare d’Aco Šopov.

Cette petite étagère du Cabinet de lecture de la Maison lyrique d’Aco Šopov (1923-1982) contient un choix de citations provenant des entretiens ou articles du poète macédonien.

  • Si tant est qu’il existe un fatalisme poétique, je suis l’un de ses adeptes les plus dévoués. (1958)
  • La poésie est jeunesse de la beauté, soif de beauté, droit à la beauté, illusion. (1960)
  • Trouver le mot juste en poésie, c’est trouver la meilleure façon d’aborder par le poème les préoccupations de l’homme d’aujourd’hui. (1960)
  • J’aspire à une certaine perfection de la forme qui soit en harmonie avec le contenu du poème. (1965)
  • Le chemin qui mène au poème est difficile. Ce qui apparaît comme une illumination poétique est en réalité le résultat d’un processus long et complexe, porteur à la fois d’expérience et de réflexion.[…] La plus grande difficulté et la plus grande responsabilité éthique du poète est de trouver les mots justes pour les contenus et les idées qu’il veut exprimer de manière authentique et inimitable. S’il n’y parvient pas, le poème se désarticule, le mot se transforme en mensonge. (1968)
  • Je considère ma poésie à la fois comme le vécu et l’expression d’une synthèse entre l’amour, la terre et la passion. (1970)
  • Tout confort, tout conformisme signifie la mort de la création. (1972)